Le tour de France de François

Nous étions au moins 600 ce samedi 7 juillet à écouter François Bayrou nous parler d'avenir dans une salle surchauffée à Castanet-Tholozan. Belle ambiance, belle stimulation pour préparer les échéances à venir. La stérilisation totale du nouveau centre, qui n'a déjà plus droit de s'exprimer au sein de la majorité présidentielle et qui ne pourra obtenir le financement public dédié aux partis politiques, confortent les bons choix de l'UDF-Modem.

Retrouvez cette après-midi toulousaine sur le site de François dans les heures à venir, n'oubliez ni Marseille le 11 juillet, ni le bureau politique le lendemain.


Le mouvement démocrate avance, et sera bien l'avenir de notre démocratie.


Démocratement vôtre
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# Posté le dimanche 08 juillet 2007 08:29

A vos marques, prêt ? ON Y VA



Chers amis,

La phase électorale s'est achevée avec le deuxième tour des élections législatives. Il m'a paru nécessaire d'adresser à chacun d'entre vous une réflexion sur le bilan et sur les perspectives ouvertes par ce grand tremblement de terre que constitue toujours une élection présidentielle suivie d'élections législatives.

Le résultat obtenu au premier tour de l'élection présidentielle a été remarquable (avec près de 19% des voix, c'est un des meilleurs résultats de tous les temps pour notre famille politique au sens le plus large).

Ce résultat, c'est l'apparition d'un espace politique nouveau dans notre vie démocratique. Cet espace que j'appelle démocrate sera la clé de toute l'évolution ultérieure non seulement de la politique, mais de la société française. Pour la première fois, toutes les couches sociales, toutes les régions, spécialement les grandes villes, autrefois très éloignées de l'UDF, ont participé à cet immense espoir. Ma conviction est que cet espoir ne sera pas oublié dans les années qui viennent dès lors que les Français rechercheront des alternatives. En tout cas, cet espoir n'a de sens que s'il répond à une vision positive et constructive, une vision renouvelée, de l'avenir de la France et de l'Europe.

Malgré l'extrême difficulté du scrutin législatif, nos candidats, pour beaucoup jeunes et sans notoriété ont obtenu plus de 8% des voix en moyenne dans les circonscriptions où ils se présentaient. Vous connaissez les résultats : l'injustice de la loi électorale n'a laissé à l'UDF - Mouvement démocrate qu'une poignée d'élus. Ce mode de scrutin est dévastateur. Le journal Le Monde a calculé que sur la base des voix obtenues le 10 juin, au premier tour des législatives, un mode de scrutin proportionnel, à l'allemande par exemple, nous aurait offert 61 sièges, et sur la base du premier tour de l'élection présidentielle, c'est plus de 130 sièges que nous aurions pu obtenir.

Bien sûr, nous connaissions les contraintes de ce mode de scrutin, et je n'en ignorais aucune des difficultés.

Pourquoi alors n'avoir pas choisi d'entrer dans la majorité de Nicolas Sarkozy ? Ou pourquoi, comme d'autres nous y poussaient n'avoir pas fait alliance avec le Parti socialiste ? Pourquoi être parti au combat sous nos propres couleurs, assumant tous les risques d'une telle élection ?

Ma réponse est celle-ci : nous ne sommes pas une sous-marque, ni une variante de l'UMP ou du PS. Nous sommes le courant politique démocrate, autonome, authentique, qui a sa vision, ses valeurs, et dont l'absence depuis des années coûte cher à la France. Et cette autonomie, c'était la seule manière de le montrer, une fois pour toutes, de manière éclatante qui nous étions et ce qu'était notre projet. Il fallait en passer par là pour que cette preuve soit apportée.

Si j'avais, à la suite de la plupart des députés, choisi explicitement ou implicitement d'entrer dans la majorité présidentielle, la cause était entendue : la bipolarisation l'aurait définitivement emporté et nous en serions revenus à la case départ.

Si nous n'avions pas affirmé cette autonomie, pour toujours, en tout cas pour des décennies, à chaque élection, les électeurs de bonne foi se seraient détournés de nous, nous considérant comme sympathiques sans doute, mais voués à la soumission dans un camp ou dans un autre.

Cela nous a coûté. Une vingtaine de nos députés a rejoint la majorité pour assurer leur élection, même si deux d'entre eux n'ont pas pu être réélus. Nous avons été quatre à choisir de nous battre sous nos couleurs ; deux ont perdu, injustement et de peu : Gilles Artigues et Anne-Marie Comparini. Je leur confierai des responsabilités dans notre famille politique et je ferai tout pour que soit corrigée l'injustice qui les a frappés.

Cette épreuve est difficile, sans doute. Mais elle était un passage obligé pour la naissance d'un courant politique nouveau.

Je considère que ce courant politique manque cruellement à la France et que c'est le moment de l'affirmer.

En effet, autour de nous l'offre politique est fixée. L'UMP est vouée à être l'exécutant de l'exécutif. Et le parti socialiste a choisi l'immobilisme, et ne peut d'ailleurs faire un autre choix avant longtemps, car ce choix suppose la fixation d'une ligne politique en même temps que la désignation (et l'acceptation) d'un leader. Visiblement, l'une et l'autre des deux décisions apparaissent aujourd'hui comme impossibles à prendre.

Cela nous donne la mesure de nos responsabilités.

Il nous revient d'être la force de renouvellement de la vie démocratique en France. C'est une immense ambition. Mais je ne la perdrai pas de vue dans les années qui viennent. Si nous accomplissons cette ambition, si nous travaillons dans cet esprit, alors les Français se tourneront vers nous lorsque sera venu le constat des désillusions d'un côté, des blocages insurmontables de l'autre.

Mais si nous sommes indépendants, nous ne jouerons pas la politique du pire.

Je veux vous dire quelle est ma vision et mon jugement sur le nouveau gouvernement et sur l'action de Nicolas Sarkozy comme président de la République.

Je pense que les premiers pas ont été habiles. La composition du gouvernement, reprenant le principe de l'ouverture que j'ai défendue pendant la campagne (y compris contre le candidat de l'UMP) a affiché un « générique » attrayant. La photo est bonne.

J'ai l'intention de faire crédit au gouvernement et de lui donner sa chance d'avancer ou de marquer des points.

Deux points m'inquiètent : d'abord les finances publiques. Pour l'instant la communication du gouvernement est tout entière fondée sur des dépenses nouvelles. Soit des cadeaux fiscaux (droits de succession, heures supplémentaires, intérêts d'emprunts immobiliers) soit l'annonce d'augmentation massive des dépenses (hôpitaux, universités, recherche militaire, etc.). Ces dépenses doivent atteindre au moins 20 milliards d'euros, alors que le déficit si lourd du budget de l'État était déjà de 39 milliards. Si ces estimations sont exactes, l'aggravation du déficit serait de l'ordre de 50 % ! Peut-être ne nous a-t-on pas tout dit, puisque qu'il n'a pas été question d'économies pour cette année, mais en l'état ac tuel des choses, je considère que nous devons être inquiets de cette orientation.

De même, le choix du président de la République d'être lui-même en première ligne de toutes les décisions et de tous les contacts annoncés, de faire tout remonter jusqu'à lui, est un signe d'engagement et d'activité. Mais il n'y a aucun pays qui se gouverne utilement ainsi en concentrant au sommet toutes les décisions et toutes les actions. Cette présidentialisation forcenée est sans aucun doute une question pour l'avenir. La France est un grand pays, très divers, complexe : il a besoin de partenariats, de décentralisation des décisions. Et toute concentration supplémentaire, qui peut paraître sympathique en termes de communication, est en fait un facteur de faiblesse pour l'avenir, du moins je le crains. Toute la tradition libérale et démocratique, tous les descendants de Montesquieu et de Tocqueville, ont dénoncé depuis deux siècles une pareille dérive.

Ce sont mes deux craintes principales à l'heure où j'écris ces lignes.

Les autres actions du gouvernement, nous les jugerons sur pièce.

L'accord européen trouvé à Bruxelles permet certes de trouver une « issue » à la crise. Mais comme l'ont noté Jean-Claude Junker, Romano Prodi, et d'autres dirigeants pro-européens, c'est au prix de bien des renoncements. Le but à atteindre était un traité simplifié, lisible par tous, compréhensible par les citoyens pour aller vers la transparence démocratique des institutions européennes. On aura un traité illisible, collection d'amendements aux traités européens antérieurs. Toute référence aux symboles de l'Europe a été gommée et supprimée : plus de préambule, plus de rappel des valeurs communes, plus de référence au drapeau, à l'hymne, à la devise, amoindrissement de la charte des droits fo ndamentaux. La mise en œuvre des règles nouvelles de droits de vote a été repoussée à 2014 (et même, en fait, à 2017). En attendant, on continuera avec le traité de Nice, ce qui est une mauvaise nouvelle pour l'Europe. Plus mauvaise nouvelle encore, l'ambiance du sommet, où les eurosceptiques tenaient en fait le haut du pavé, et ont saisi toutes les occasions de faire reculer l'Europe.

Mais il est juste aussi de dire que des acquis importants ont été préservés (le président pour deux ans et demi, le haut-représentant pour la politique étrangère) ou ajoutés (l'affirmation de la solidarité européenne en matière énergétique).

Pour ceux d'entre nous qui ont promu l'idée d'une constitution pour l'Europe, c'est le constat d'une marche arrière. L'Europe de l'inspiration a reculé. Pour les pragmatiques, il conviendra de tirer de cette situation le meilleur du possible. En tout état de cause, nous devrons lire avec attention le texte définitif, tel qu'il sera établi à l'automne par la Conférence intergouvernementale (CIG), avant d'exprimer un jugement définitif sur l'issue de cette crise.

Le gouvernement a lancé une réforme de l'université, annonçant une « autonomie » des universités françaises. Le premier ministre, qui a exercé à d'autres époques les fonctions de ministre de l'enseignement supérieur et de ministre de l'éducation nationale, a même indiqué qu'il s'agissait de « la réforme la plus importante de la législature ».

S'il s'agit réellement d'une réforme importante, elle ne peut réussir que si la méthode suivie n'est pas celle du passage en force. Le passage en force, contrairement à ce qu'on dit souvent pendant les campagnes électorales, ne peut pas marcher pour des décisions importantes sur des sujets sensibles dans nos sociétés modernes.

Il y a beaucoup d'aspects de la vie des universités qui exigent une plus grande autonomie dans la gestion de tous les jours, dans l'administration, dans les décisions budgétaires, dans la recherche de financements. Mais la question du déclassement éventuel des petites universités est une grande question nationale : on ne peut pas la considérer comme secondaire. De même la question des moyens, qui est la question prioritaire de l'université française ne peut pas être négligée : elle est intimement liée à la situation actuelle de l'université. Enfin la question du recrutement des futurs universitaires est la question clé : une grande université, c'est une université où enseignent et recherchent les plus éminents.

Le simple énoncé de ces questions montre clairement qu'il s'agit d'une œuvre de longue haleine, qu'il serait dangereux et contre-productif de vouloir régler à la va-vite.

Le « paquet fiscal » qui additionne des cadeaux faits au contribuable sera soumis au parlement pendant cet été. Deux questions se posent, celle de l'efficacité et celle de la justice d'un tel dispositif. Pour la justice, on sait que ces libéralités s'adressent évidemment pour l'essentiel aux plus favorisés. Pour l'efficacité, je n'ai jamais cru qu'il suffisait de dépenser l'argent que l'on n'a pas pour « relancer » l'économie d'un pays, surtout en économie ouverte sur le monde... Si cela était vrai, d'autres que nous se seraient lancés dans une politique de cet ordre. Or personne au monde ne l'a fait sans dommage. Toujours les avantages fiscaux se sont accompagnés d'une politique de baisse des dépenses publiques e t non pas d'augmentation de ces dépenses. Sur ce point, je vous promets la plus grande vigilance.

En tout état de cause, notre attitude sera ouverte, constructive, et rigoureuse.

Les premiers, nous avons deviné l'affaiblissement et l'effacement des repères habituels de la droite et de la gauche. La preuve : de nombreux socialistes siègent désormais au gouvernement de Nicolas Sarkozy, alors que ses soutiens et lui-même affirmaient pendant la campagne qu'un tel mélange serait « antidémocratique ».

Ce choc culturel ne fait que commencer.

Notre volonté, c'est de construire au centre de la vie politique française un mouvement démocrate pour la France.

Et la condition de ce projet, c'est qui puissent enfin travailler ensemble des femmes et des hommes venus d'horizons différents. Ceux qui ont construit l'UDF et ceux qui viennent d'ailleurs : tous les démocrates ont leur place dans cette maison nouvelle, qu'ils se sentent au centre droit, au centre gauche, ou tout simplement en recherche d'un idéal politique nouveau. Le projet du Mouvement démocrate, c'est de leur apprendre à vivre et travailler ensemble parce que la France aura besoin du projet qu'ils porteront. Qui ne voit qu'il y a dans ce nouvel espace la clé de l'avenir de la politique française, pourvu que son indépendance et sa liberté d'esprit ne soient pas un mot vide de sens !

C'est difficile, bien sûr, de vivre et travailler ensemble. Au début, il arrive qu'on se soupçonne : les nouveaux craignent parfois chez les adhérents plus anciens une volonté de verrouillage ; les anciens perçoivent les nouveaux adhérents comme une menace, parce qu'ils les connaissent mal. Cela est tout à fait normal. Mais lorsque les rencontres se font, alors chacun découvre que l'autre, au fond, lui ressemble et que l'engagement est de bonne foi. En tout cas, il y a un point qui, pour moi, est essentiel : c'est du croisement de ces expériences, de ces parcours différents, que dépendra notre capacité à parler à notre peuple un langage nouveau ! Il faut donc que l'ouverture d'esprit, le partage des responsabilités, soient une réalité. Mais cela ne se fera pas au hasard : nous allons mettre en place des processus de décision, d'intégration, qui donneront des garanties à tout le monde, et que nous définirons ensemble.

Pour préparer tout cela, voilà quel est le calendrier que je propose, dans ses grandes lignes :

dès cette semaine, je commencerai une série de réunions avec les adhérents, de l'Udf et du MoDem, dans un certain nombre de grandes régions françaises. Vous trouverez ci-dessous le calendrier de ces rencontres qui auront lieu à huis clos, donc sans journalistes, mais dont le compte-rendu précis sera disponible sur notre site.

Le 12 juillet, avant le départ en vacances de la plupart d'entre vous, je réunirai un bureau politique de l'UDF.

À la sortie des vacances, vraisemblablement à la mi-septembre -13, 14, 15, 16 septembre- nous réunirons des Assises de la Démocratie, dont le but sera de réfléchir à ce que doit être un parti politique dans notre XXI° siècle (principes d'organisation, statuts, méthodes de travail).

Fin octobre ou début novembre, sera organisé notre congrès national.

Et tout cela s'accompagnera de la préparation partout en France des élections municipales, à propos desquelles je vous adresserai une note particulière dans les jours qui viennent.


Mais nous ne devons pas oublier que le plus important, c'est le projet. Le modèle de société français et européen, confronté à la mondialisation, est en panne de futur. Il est en panne de vision. Nous avons commencé à renouveler cette vision, mais cela ne suffit pas. Ma conviction la plus profonde est que seul le projet démocrate, parce que son but est non pas matérialiste mais civique, parce qu'il vise à la conscience et à la responsabilité de tous les citoyens, est à même de répondre aux questions de notre temps, qui touchent à la condition matérielle et morale des femmes et des hommes, des familles de notre temps. Ce projet, j'entends que nous le préparions de la manière la plus profonde et la plus ouverte, associant comme je l'ai promis milieux intellectuels et citoyens, à égalit&ea cute; de dignité et de responsabilité. Internet et réseaux citoyens joueront un grand rôle dans ce travail profond.

Je m'adresserai régulièrement à vous dans les semaines et les mois qui viennent.

Je vous assure de mon amitié.

François Bayrou

Calendrier des réunions avec les adhérents :

Mardi 3 Juin à Paris (19h)
Mercredi 4 juin à Lille (19h)
Jeudi 5 juin à Orléans (20h30)
Samedi 7 juin à Castanet-Tolosan (16h)
Lundi 9 juin à Lyon
Mardi 10 juin à Rennes
Mercredi 11 juin à Marseille

# Posté le dimanche 01 juillet 2007 12:56

Copier-Coller ?????

Le maire de New York sur les pas de Bayrou ?
Le 21/06/2007 à 0 h 00 - par Lydie Marlin

Le maire de New York, Michael Bloomberg, jusque-là pressenti comme candidat aux primaires américaines, a annoncé, mardi, sa décision de quitter le parti républicain. En tentant d'imposer une candidature indépendante, il pourrait bien, dès lors, brouiller le traditionnel bipartisme américain.

« Democrats v.s. republicans », une formule qui pourrait résumer classiquement la vie politique américaine. Un système bipartisan dans lequel les candidatures alternatives ont peu de place face aux machines électorales des partis traditionnels. Pourtant, le départ de Michael Bloomberg du camp républicain pourrait bien redistribuer les cartes au sein de la bataille pour les primaires.

Mardi, lors d'une conférence en Californie intitulée « Cessez-le feu ! Jeter un pont sur la division » ("Ceasefire! Bridging the Divide") en compagnie du gouverneur républicain, Arnold Scharzenegger, le maire de New York a justifié sa décision en fustigeant le dogmatisme idéologique des partis américains : « Les politiques partisanes et l'inaction qui en résulte (...) ont paralysé la prise de décision, principalement au niveau fédéral et les grandes questions du jour ne sont pas adressées, mettant ainsi en péril notre future. », a déclaré le dissident désormais supporteur d'une troisième voie. Un Bayrou américain serait-il né ?

« Il pense que les démocrates penchent trop à gauche, que les républicains penchent trop à droite. Il y a un vaste espace disponible au centre », ont précisé les journalistes de la chaîne de télévision NBC, laissant entendre qu'il pourrait se présenter comme candidat indépendant en 2008. Le maire de New York aurait confirmé, en privé, son intention de dépenser plus de 500 millions de dollars pour financer une campagne. Fondateur d'un empire médiatico-financier qui porte son nom, le milliardaire n'avait pas hésité à débourser personnellement plus de 70 millions de dollars pour conquérir la mairie de New York en 2001 et succéder ainsi au républicain Rudolf Giuliani, lui aussi candidat aux primaires du côté des républicains. A cette occasion, il s'était également mis en dissidence du parti démocrate, auquel il avait pourtant toujours adhéré. Mais une fortune estimée à plus de 5 milliards de dollars est-elle suffisante pour gagner la Maison-Blanche ? « En dépit de sa popularité, Bloomberg ne dispose pas de réseaux politiques nationaux assez puissants pour pouvoir le soutenir en dehors de tout appareil partisan », analyse Denis Lacorne, chercheur au Centre d'Etudes et des Recherches Internationales à Paris. Or, dans la course à l'investiture républicaine, l'avantage va désormais aux candidats originaires des Etats du sud, en accord avec la culture conservatrice du parti. Autant dire que les chances étaient minces pour celui qui s'est déclaré personnellement en faveur du mariage gay. Egalement originaire du nord-est du pays, Rudolph Giuliani bénéficie, lui, d'une aura nationale acquise grâce à sa gestion des attentats du 11 septembre.

Si les candidats indépendants n'ont jamais remporté une élection présidentielle au cours du siècle dernier, certains ont néanmoins largement pesé dans les résultats... et ce, grâce à leur fortune. La candidature de l'homme d'affaire texan Ross Perot, en 1992, en est l'exemple le plus significatif. Recueillant près de 19% du vote populaire, il fut accusé d'avoir volé des voix à Bush père et ainsi contribué à l'élection de Bill Clinton. De la même façon, le candidat Michael Bloomberg pourrait donc lui aussi peser dans l'issu du scrutin de novembre 2008. « Une telle triangulaire serait à mon avis plus handicapante pour les républicains que pour les démocrates », pronostique Denis Lacorne. Michael Bloomberg semble en effet devancer son prédécesseur sur son ancienne terre d'élection. Un sondage pour le quotidien Daily News indiquait le mois dernier que les New-Yorkais choisiraient plutôt « Bloomy » à « Rudy » pour succéder à George W. Bush à la Maison Blanche et ce de façon écrasante, à 46% contre 29%. L'actuel maire de New York bénéficie d'un bon bilan. Il a notamment mené le retour à la prospérité économique en favorisant la création d'emplois, le tourisme et l'équilibre budgétaire juste après les attentats du 11 septembre.

De la même manière qu'il s'est offert la Grosse Pomme à coup de millions de dollars, Bloomberg pourra-t-il s'offrir la Maison-Blanche ?
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# Posté le dimanche 24 juin 2007 12:45

16 juin 2007

16 juin 2007
URGENT D'ATTENDRE ET DE GARDER SON CALME


Le député européen Thierry Cornillet après s'être désisté au profit de son concurrent UMP, demande la réunion du bureau exécutif de l'UDF la semaine prochaine. Outch les couteaux sont sortis, quel l'avenir pour le MODEM ?


Urgent de ne rien faire, de réléchir avant d'agir.

# Posté le samedi 16 juin 2007 10:51

Alliance, alliance...

"C'est à François Bayrou de dire" s'il y aura des alliances PS-MoDem, selon Stéphane Le Foll
LEMONDE.FR | 05.06.07 | 18h36 • Mis à jour le 05.06.07 | 18h49


Des alliances PS-MoDem sont-elles possibles ? "C'est à François Bayrou de le dire", répond Stéphane Le Foll, le directeur de cabinet de François Hollande, quand on lui demande s'il y aura des alliances, au soir du premier tour des législatives, entre les candidats socialistes et ceux du Mouvement démocrate.


L'idée d'accords de désistement entre les partis centriste et socialiste n'est pas totalement neuve. Les candidats parvenus au second tour le 10 juin se retireraient au profit de leur homologue mieux placé, pour éviter d'être battu par l'UMP. Le cas peut se présenter par exemple pour les MoDem Anne-Marie Comparini, Gilles Artigues ou François Bayrou, ou pour les socialistes Jean-Louis Bianco, Arnaud Montebourg ou Vincent Peillon.

Depuis le 6 mai, les deux partis tournent autour du pot mais François Bayrou et Ségolène Royal viennent de réaffirmer qu'ils n'excluaient rien. "Au soir du premier tour, nous verrons quels moyens nous avons de défendre le pluralisme", a répondu le président du MoDem mardi au Parisien, qui lui demandait s'il envisageait des accords avec la gauche. L'ex-candidate du PS à la présidentielle a, elle, affirmé lundi soir qu'elle souhaitait "agréger tous les concours, tous les démocrates" pour bâtir "une démocratie équilibrée".
"LE PS A DONNÉ ASSEZ DE SIGNES D'OUVERTURE"

Stéphane Le Foll, lui-même candidat face au premier ministre, François Fillon, dans la Sarthe, précise que l'appel de Ségolène Royal s'"adresse à tous ceux qui se battent aujourd'hui contre la politique qui est en train de se dessiner, la concentration de tous les pouvoirs, les cadeaux fiscaux aux plus aisés et une forme d'injustice sociale".

Les candidats du MoDem de François Bayrou font-ils partie de ce front ? "Nous ne pouvons pas encore le dire clairement, estime le député européen socialiste Stéphane Le Foll. Dans quelle logique François Bayrou est-il face à la logique dure, d'affrontement, mise en place par le gouvernement, qui appelle une logique de résistance, d'opposition ? Il y répond sans y répondre. Il cherche à continuer sa campagne du premier tour de la présidentielle mais aujourd'hui, la droite au pouvoir est déterminée à écraser la gauche et balayer Bayrou." Le socialiste affirme aussi que l'on ne peut pas être sûr que M. Bayrou ne cherchera pas, après les législatives, à faire "revenir au bercail" certains ex-UDF ralliés à la majorité présidentielle, contre lesquels le MoDem n'a pas investi de candidat aux législatives.
Le MoDem et le PS prêchent tous deux la nécessité de "contre-pouvoirs" face à la majorité UMP. Ne sont-ils pas également irresponsables de ne pas s'allier ? "Le PS a donné assez de signes d'ouverture clairs, notamment la main tendue de Ségolène Royal à François Bayrou entre les deux tours", répond Stéphane Le Foll, qui refuse de dire qu'il n'y aura aucune alliance mais affirme qu'il n'y a actuellement "pas de discussions" entre le PS et le MoDem.

Alexandre Piquard
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# Posté le mardi 05 juin 2007 15:59